La famille en mutation.
Marguerite et moi avons participé à une conférence de la professeur émérite de psychologie du développement et de la famille Francine Gillot de Vries (2e à gauche sur la photo). Organisées sous l'impulsion de notre Echevine Dominique Ferier-Jans ces antennes interuniversitaires UCL/ULB sont organisées régulièrement à Waterloo.
Cette problématique est importante car elle nous concerne tous. Je souhaiterais partager avec vous l'essentiel de cette conférence.
D’emblée Francine Devries précise qu’elle ne parlera pas de la famille « tout-vendu », la famille nucléaire : père, mère et leurs enfants biologiques. Elle nous présente « la famille en mutation ». Depuis les années 70, travail de la femme, progrès de la contraception, progrès scientifiques et techniques dans les méthodes de procréation médicalement assistée, évolution des mentalités : homosexualité affichée, mariage homosexuel, divorces très courants, ces facteurs ont amené une diversification des types de familles. Ces nouvelles familles font apparaître 3 nouveaux « modèles ».
- Les familles divorcées aboutissant à
- Des familles monoparentales
- Des familles recomposées avec souvent présence de demi-frères et de demi-sœurs, enfants du nouveau compagnon ou compagne ou enfants nés du nouveau couple qui s’est formé.
Les familles homoparentales comportent de nombreuses variantes : les enfants pouvant être le fruit d’une union
- préalable traditionnelle, ou d’un accord entre gays-lesbiennes, personnes consentantes ou encore d’une adoption.
- Les familles où les enfants sont nés grâce aux très-nombreuses variantes de procréations médicalement assistées – insémination avec sperme de donneur – fécondation in vitro – ICSI injection d’un spermatozoïde directement dans l’ovocyte – don d’ovocyte ou même le résultat d’une adoption. La contraception et la possibilité d’un avortement ont conduit à ce que 90 % des enfants adoptés doivent l’être dans des pays souvent très lointains.
L’oratrice ne porte aucun jugement mais parfois évoque les conséquences psychiques possibles pour l’enfant, pouvant résulter de la vie dans ces nouveaux types de familles.
Le flot de questions et aussi, la nature, la diversité, l’intérêt et l’inquiétude sous-jacente de ces questions ont montré à quel point l’évolution rapide de la famille peut être perturbante, tout particulièrement pour les grands-parents nombreux dans l’assistance et visiblement très souvent sollicités tant moralement que matériellement au-delà du simple coup de main bien naturel.